Ça fait un ti bout de temps! L'amour entre filles...
Je suis à la maison et cette fois, ce n'est pas que pour dormir! J'ai décidé de la passer à écrire pour moi et pour les autres... C'est beau l'enfer de la terre, très divertissant et blessant à la fois, les humaineries.
Côté amour? Excellent! Oui, je suis toujours aussi difficile à combler... J'apprends à me combler moi-même! C'est important n'est-ce pas? Ma sexualité a atteint un niveau très satisfaisant. J'ai une amie, amante, partenaire de ma routine de procrastinatrice!
Elle
C'est une fille - oui exactement - qui est aussi lesbienne que moi. Son évolution sur Terre se fait temporellement depuis 29 ans. Quelques qualificatifs lui seyant : aventurière, active, équilibrée, passionnée, douce, taquine, relaxe, simple, impulsive, dépendante paradoxalement indépendante, mature, enfantine, pensive, travaillante, généreuse, égocentrique et procrastinatrice ; j'en ai sûrement oubliés plusieurs!
Le 29 mars 2004 on discute sur MSN. Le 30, on continue notre conversation au téléphone. Non, ce n'est pas la première fois que je lui parlais. En fait je la connais depuis l'été passé. C'est une ancienne amante de ma colocataire, celle-ci est mon ancienne conjointe qui est maintenant une amie extraordinairement chiante à l'occasion! Ha! Ha! Ha! Je vous ai perdu!
Le 31 au soir, elle vient me voir au travail. Mon merveilleux - sarcastique - emploi de caissière/emballeuse dans une épicerie au centre-ville de Montréal. Gênée, elle l'était, tremblante aussi même si je ne le savais pas à ce moment-là! J'étais trop occupée à la regarder et à bredouiller ce qui passe et revient. Le premier baiser? Réponse : à la fin de ma soirée de travail, sur la rue Ste-Catherine. Elle m'avait pris à l'aventure.
Depuis, on partage de l'amour entremêlé à un quotidien d'humain situé au nord du continent américain. Quelle belle rime! Hi! Hi! Je me récompense, il le faut bien! Ma folie me laisse l'aimer passionnément. Mes limites sont parfois étirées. Ma joie est souvent extravertie!
Moi
Je vis au jour le jour mon futur procrastiné. Le paradoxe de ma vie est ce déséquilibre équilibré que j'essaie de dédramatiser.
Ma vie professionnelle est restée coincée en moi. Je n'aime pas m'actualiser au profit d'un pouvoir individuel. J'essaie pourtant de digérer le goût amer que l'enfer me laisse. Je prends des doses de bonheur échappées au pouvoir de l'échange sadique de la valeur marchande.
Puis si aimer était comme donner sans rien attendre en retour. Juste par plaisir de miser quelques chances de bonheur éparpillé? Un peu comme dépenser sur une loterie où les chances de gagner sont aussi minces qu'un cheveux coupé en quatre par rapport à l'univers.
Je vais aller dormir, ma vie me sourit en amour, vive la vie! Bonne nuit et à bientôt!
par procrastinatrice | le 2004-04-26 03:35:23 | PERMALIEN
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