~~~~~~~~~~~~~PROCRASTINATRICE~~~~~~~~~~~~~~ La lesbienne vivement sarcastique!
Le blogue où le lendemain a toujours meilleur goût!
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Publié le dimanche 6 juin 2004

Dimanche 6 juin 2004

En cette nuit trop courte!

Je me regarde. Je regarde autour. Je regarde le ciel. Ce ciel qui a l'air si pur et qui est pourtant empoisonné. Je me sens un peu comme ça. J'ai l'air pure, mais je suis empoisonnée. Je me sens comme un poisson emprisonné dans un filet et qui rêve de se transformer en oiseau! Je veux voler! Voler! (Han hum, voler... piquer... trésauriser... capturer... : Délire enfantin)

Quoi? Aimer? Être aimé? Qui? Comment? Quand? Alors pourquoi? Mais où? Ha ha ha (rires suffisants)

Nion maaaaaaa ça SuFfit!! Hé hé! Se poser des belles questions c'est bien bien beau, mais faut-il savoir en retirer un nectar qui nous donne l'énergie d'avancer!

M #24

Je t'ai vu ce soir là. Tu me croisais le regard. Me chevauchait l'esprit. Tes amis étaient mes amis. Notre sortie se voulait sans surprise. Tu étais là, telle a été ma surprise. Un autre soir, j'y retourne et tu y es. Oui, je te cherchais de mon coeur vainqueur. Je t'ai embrassée du regard et goûtée de la parole. À mon grand étonnement, à la sortie, des numéros s'échangèrent. Des plumes me poussaient dans le dos.

Bien sûr, mes gestes virevoletaient à droite et à gauche. Je m'insérais follement dans la vie de d'autres filles. Mais ma joue frémissait encore de la chaleur exquise de tes lèvres sur elle. Je t'appelle.

Un resto sympathique. Un climat lymphatique. Une chaleur obscure. Des gestes apparus de nul part. Je me fais prendre à ton jeu. J'en ai des hauts de coeur plaisants. Je me sens comme une enfant courant dans le vent. Revivre l'amour. Revivre la joie! Je te rappelle le lendemain.

Le givre du matin terrasse mes oreilles. Je te croyais où j'étais. Tu n'y étais plus. La clarté de tes divines aspirations éteignaient mon feu ardent. Comment suivre une étoile filante? Tu me glissais des doigts. Je te rappelle.

Tu me négliges. Me figes. M'éclate. Me stygmate. Je suis quelque chose qui dit n'importe quoi. Crois-moi, je n'étais plus moi. J'essaie une entente. Tu n'y mets pas du tiens. On le voit bien. Je veux une pause. Je travaille. Et puis flûte, je sors.

Au dernier étage, te voilà bien entourée. Tu ne me voulais pas. Mais surtout pas où je ne devais pas te voir. Tu ne voulais pas me voir à ce moment-là. Tu n'acceptas pas le hasard d'une simple rencontre. Tu décidas la fuite des yeux. La fuite d'un simple échange amical. La fuite de mes lèvres sur tes joues. Je me sens perdue. Je t'abordes après ce qui m'a semblé durer beaucoup plus qu'une heure.

Tu finis par m'accorder 2 minutes. En face de ma boisson, j'ai le droit à une autre leçon. La partie est terminée. J'ai été éliminée. De toutes manières, le sort était joué d'avance. Je n'ai plus le droit de te faire des avances. Quelques paroles ont effacées tout espoir. Le ciel a accueilli l'ombre de mon désespoir. Je quittai la scène avec brio. Un sourire amical ou deux m'ont donné un certain courage. Quelques pas de danse m'ont indiqué la porte de sortie. Allongée dans mon lit, à une heure tout de même raisonnable, je clavotais en bruitant le silence. Qui a besoin d'être aimé d'un être sans pardon? Certainement plus moi... Enfin je le crois.

-fin-

Alors voilà, je me dois une fière chandelle! Je me sens bien même si je meurs. Je me sens prête à risquer de me forcer à changer. Des efforts c'est mieux que de l'amertume... Non? Bonne nuit à toi, qui que tu sois...

par procrastinatrice | le 2004-06-06 00:39:30 | PERMALIEN
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